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Lutte contre la traite des enfants : La Première Dame, Madame Dominique Ouattara salue les avancées du Partenariat CPC et appelle à intensifier les efforts

La Première Dame, Madame Dominique Ouattara, a présidé, le mardi 2 juin 2026, à ses bureaux de Cocody, la cérémonie d’ouverture du deuxième dialogue annuel de suivi du Partenariat relatif au Pacte pour la Protection de l’Enfance (Child Protection Compact – CPC), conclu entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis d’Amérique pour lutter contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants.

Cette rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement, des représentants de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, des organisations de la société civile ainsi que des experts nationaux engagés dans la protection de l’enfance. Les travails techniques de ce 2e CPC vont durer du 2 au 3 juin 2026 au Cabinet de la Première Dame.

Cette rencontre a eu pour objectif d’évaluer les progrès accomplis depuis la signature de cet important partenariat en décembre 2022 et de réaffirmer l’engagement commun des parties prenantes à lutter contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants.

Dans son allocution d’ouverture, la Première Dame, Madame Dominique Ouattara s’est réjouie des progrès enregistrés depuis la signature de ce partenariat le 7 décembre 2022. « Je suis particulièrement heureuse de vous retrouver aujourd'hui, à l'occasion du deuxième dialogue annuel de suivi du partenariat relatif au Pacte pour la Protection de l'Enfance que nous avons signé pour marquer l'engagement commun des États-Unis d'Amérique et de la Côte d'Ivoire dans la lutte contre la traite des enfants dans notre pays », a-t-elle déclaré.

Madame Dominique Ouattara a salué la qualité de la coopération entre les deux pays ainsi que les résultats déjà obtenus sur le terrain. Elle a particulièrement remercié le Gouvernement américain pour son soutien financier de plus de 8,2 millions de dollars, soit environ 4,6 milliards de francs CFA, destiné à appuyer les actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants. « Il s’agit d’un appui considérable qui traduit l’engagement volontaire des États-Unis d’Amérique de soutenir les efforts de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre la traite des enfants », a-t-elle souligné.

La Première Dame a également félicité les partenaires de mise en œuvre du programme, notamment Save the Children International, l’Association des Femmes Juristes de Côte d’Ivoire et l’ONG Dignité et Droits des Enfants en Côte d’Ivoire, ainsi que les ministères techniques impliqués dans l’exécution des activités du CPC.

Des résultats encourageants à mi-parcours

Évoquant les avancées enregistrées, Madame Dominique Ouattara a indiqué que le partenariat est pleinement aligné sur la stratégie mondiale de lutte contre la traite des personnes ainsi que sur le Plan d’action national de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants.

Elle a rappelé les nombreuses initiatives engagées par la Côte d’Ivoire dans le domaine de la prévention. « Nous réalisons régulièrement depuis 2011 des campagnes intensives de communication et de sensibilisation à travers le pays pour informer les populations sur les dangers liés à la traite et au travail des enfants », a-t-elle expliqué.

La Première Dame a également mis en avant les investissements réalisés dans les secteurs de l’éducation et de la santé, notamment la construction d’écoles, de cantines scolaires, de logements pour enseignants, de dispensaires, de maternités et de forages d’eau potable dans les zones rurales afin de réduire la vulnérabilité des enfants.

S’agissant de la protection des victimes, elle a rappelé la création de centres d’accueil et de transit à Soubré, Ferkessédougou et Bouaké, ainsi que la mise en place du système des familles d’accueil pour offrir un cadre de vie sécurisé aux enfants victimes de traite.

Elle a également souligné la mise en œuvre du Système national d’Observation et de Suivi du Travail des Enfants, destiné à mieux documenter et suivre l’évolution du phénomène sur l’ensemble du territoire.

Une répression renforcée contre les trafiquants

Concernant la poursuite judiciaire des auteurs de traite, Madame Dominique Ouattara a salué les actions menées dans le cadre du CPC pour renforcer les capacités des magistrats. Elle a rappelé les mesures prises par l’État ivoirien pour améliorer la répression des infractions liées à la traite des enfants. « Nous avons légiféré pour permettre la poursuite des trafiquants et nous avons renforcé notre dispositif de surveillance policière en passant de cinq à onze brigades spéciales chargées de lutter contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants », a-t-elle indiqué.

La Première Dame a également insisté sur l’importance du partenariat, quatrième pilier de la stratégie de lutte contre la traite. Elle a souligné la coopération étroite entre les différents ministères, les organisations de la société civile, les partenaires du secteur privé ainsi que les agences du système des Nations Unies, notamment le BIT, l’UNICEF et l’OIM.

Des défis à relever

Malgré les avancées enregistrées, Madame Dominique Ouattara a reconnu que plusieurs défis demeurent, notamment la lutte contre la traite transfrontalière des enfants et l’accompagnement des familles vulnérables afin de prévenir le recours au travail des enfants. « La scolarisation de tous nos enfants est aussi un défi majeur que nous nous efforçons de relever afin de les soustraire au risque du travail des enfants », a-t-elle affirmé.

Pour la Première Dame, la réussite de cette lutte passe nécessairement par un renforcement des investissements et des partenariats entre tous les acteurs concernés. « Le Partenariat CPC constitue pour nous un modèle de collaboration et d’engagement commun entre les États-Unis d’Amérique et la Côte d’Ivoire dans le domaine de la lutte contre la traite des enfants », a-t-elle déclaré.

Réaffirmant son engagement en faveur de la protection de l’enfance, Madame Dominique Ouattara a invité l’ensemble des partenaires à poursuivre et à intensifier leurs efforts pour atteindre l’objectif commun d’éradiquer durablement la traite, l’exploitation et le travail des enfants en Côte d’Ivoire.

Monsieur Adama Kamara, Ministre de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle, par ailleurs, Président du Comité interministériel de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CIM), a fait le bilan des actions menées dans le cadre de ce partenariat. Il a mis l’accent sur l’aspect positif de la synergie d’actions entre les différents partenaires impliqués dans ce partenariat sous la supervision de Madame la Première Dame, Présidente du Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS). Enfin, il a rendu un vibrant hommage à l’épouse du Président de la République pour son leadership et son engagement ferme dans la lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants qui a permis à la Côte d’Ivoire d’engranger des résultats positifs.

Madame Amy Rustan Haslett, coordinatrice principale par intérim des programmes internationaux au Bureau de la lutte contre la Traite des personnes du Département d’Etat Américain, a quant à elle, révélé que la traite des enfants est un crime qui ne peut être vaincu que grâce à une action coordonnée, durable et déterminée des gouvernements, des partenaires internationaux et du secteur privé, afin de protéger les enfants, poursuivre les trafiquants et prévenir toute forme d'exploitation.

Monsieur Junaid Munir, chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique a salué l’engagement de la Première Dame dans la lutte contre le Travail des Enfants.

Monsieur Sawadego Akébou, Directeur pays de Save The Children International en Côte d’Ivoire a fait le bilan à mi-parcours de l’application du partenariat. Il a soutenu que la lutte contre le Travail des Enfants est en pleine progression aux différents cadres mis en place.

Madame Yao Patricia Sylvie, Secrétaire Exécutive du CNS a rappelé le cadre du partenariat relatif au Pacte pour la Protection de l’Enfance entre les Etats-Unis d’Amérique et la Côte d’Ivoire.